RC Pro par métier : le guide complet 2026
Vingt pages par métier et dix-neuf par question, réunies en un seul point d'entrée : ce qui change d'une activité à l'autre, ce que couvre une RC Pro, ce qui se passe en cas de sinistre, et comment se compare un contrat.
Une RC Pro ne se lit pas de la même façon selon le métier. Ce n'est pas une question de niveau de prix : c'est que l'activité déclarée détermine la garantie, que le dommage dominant n'est pas le même d'un métier à l'autre, et qu'une poignée de professions sont tenues de s'assurer par un texte quand les autres ne le sont que par leurs clients.
Cette page rassemble ce que nous avons écrit sur le sujet. La première partie va par métier, la seconde par question. Si vous savez ce que vous cherchez, allez directement à la ligne concernée.
Trouvez votre métier
Vingt pages, consacrées chacune à un métier, à une famille de métiers ou à une situation. Chacune donne les garanties utiles au métier, les sinistres typiques qu'il rencontre, et le tarif d'entrée avec le profil auquel il correspond.
Bâtiment, artisanat et automobile
- Maçon, peintre, carreleur : RC Pro et décennale dans le BTP. Les dommages causés pendant les travaux, ce que couvrent la RC Pro et la décennale, et les tarifs par métier.
- Plombier, chauffagiste. Le dégât des eaux chez le client, le risque gaz, la frontière avec la décennale et les garanties utiles.
- Électricien. Ce qui relève de la RC Pro, ce qui bascule en décennale, et pourquoi la distinction coûte cher.
- Architecte, maître d'œuvre. La faute de conception avant réception, l'obligation d'assurance, les plafonds.
- Garagiste, mécanicien. Le véhicule confié, l'essai routier, la réparation contestée.
Conseil et services aux entreprises
- Consultant indépendant. Les garanties d'un métier dont la prestation est immatérielle, et pourquoi deux consultants au même chiffre d'affaires ne paient pas la même cotisation.
- Expert-comptable. L'obligation propre à la profession et l'erreur de déclaration.
- Formateur, organisme de formation. Qualiopi, le stagiaire blessé en session, le support inexact.
- Traducteur, interprète. L'erreur de traduction et son préjudice, presque toujours immatériel.
- Association loi 1901. Les bénévoles, les adhérents, les manifestations ouvertes au public.
Numérique, création et vente en ligne
- Développeur freelance, informatique et ESN. Le bug livré, le retard, la perte de données, l'engagement de niveau de service, la sous-traitance et la propriété du code.
- Graphiste, agence de communication ou web. La contrefaçon involontaire, l'erreur de BAT, la campagne ou le site livrés en retard.
- Photographe, vidéaste. La prestation manquée, le fichier perdu, le droit à l'image et la cession de droits.
- E-commerce et vente en ligne. Le produit livré, la donnée client, le retard de livraison.
Santé, sport et bien-être
- Professionnels de santé libéraux : médecin, infirmier, kiné. L'obligation d'assurance des soignants, le plancher de garantie, la garantie subséquente et les sanctions.
- Coach sportif, sophrologue, naturopathe, praticien bien-être. Les trois obligations du Code du sport, sur qui pèse l'assurance, et le cas des métiers non réglementés du bien-être.
- Esthéticienne, institut de beauté. La réaction cutanée, l'appareil utilisé, le produit appliqué.
- Coiffeur, barbier. La coloration ratée, la brûlure, le vêtement taché d'un client.
Commerce, restauration et immobilier
- Restaurant, café, hôtel, métiers de bouche. L'intoxication alimentaire, la chaîne du froid et l'accueil du public.
- Agent immobilier, mandataire. La carte T, G ou S, l'obligation propre au mandataire et la garantie financière.
- Auto-entrepreneur. Ce que le régime change, et surtout ce qu'il ne change pas.
Ce qui change vraiment d'un métier à l'autre
Trois choses, et elles expliquent l'essentiel des écarts.
L'activité déclarée. C'est elle qui est assurée, pas le code APE et pas l'intitulé du Kbis. Un développeur qui livre des sites vitrines et un développeur qui livre des applications bancaires exercent le même métier au sens administratif et deux métiers différents au sens du risque. L'article L113-2 du Code des assurances impose de répondre exactement aux questions posées à la souscription, et de déclarer sous quinze jours toute circonstance nouvelle qui aggrave le risque. Une activité qui s'élargit sans être déclarée est le premier motif de déconvenue au moment du sinistre.
La nature du dommage dominant. Chez un artisan, le dommage est presque toujours matériel : quelque chose est cassé, mouillé, mal posé. Chez un consultant, un développeur ou un traducteur, il est immatériel : rien n'a été cassé, de l'argent a été perdu. Cette différence décide de la ligne du contrat qui va réellement jouer, et c'est pourquoi le plafond affiché en première page ne suffit pas à comparer deux offres.
L'existence, ou non, d'un texte. Il n'y a pas d'obligation générale de RC Pro en France. Il y a des obligations spéciales : les professionnels de santé, les professions du droit, les agents immobiliers, les constructeurs au titre de la garantie décennale, et d'autres professions selon les textes sectoriels. Pour tous les autres, l'obligation ne vient pas de la loi mais du contrat de prestation, ce qui, en pratique, revient souvent au même.
Les questions qui reviennent
Dix-neuf pages, rangées par ce qu'on cherche à savoir.
L'obligation : qui doit s'assurer
- La RC Pro est-elle obligatoire ? Il n'existe aucune obligation générale. Elle naît d'un texte, profession par profession.
- Et pour un auto-entrepreneur ? Le régime fiscal ne change pas le régime de responsabilité.
- Les professions libérales. Quelles professions un texte oblige, et lesquelles ne sont obligées que par leur client.
Le périmètre : ce qui est couvert, ce qui ne l'est pas
- Que couvre réellement une RC Pro ? La réponse en trente mots, puis les trois frontières où la garantie s'arrête.
- Les dommages immatériels. Consécutif ou non consécutif : la ligne la plus coûteuse du contrat.
- L'erreur professionnelle. L'erreur est assurable, la faute intentionnelle ne l'est pas. Entre les deux, tout se joue.
- RC Pro ou RC exploitation. Deux garanties, deux origines du dommage, et les cas frontière.
- RC Pro ou protection juridique. L'une répond de ce qu'on vous reproche, l'autre finance ce que vous réclamez.
- Et en cas de piratage ? Le dommage causé à un tiers, parfois. Le dommage que vous subissez, jamais.
- Le télétravail et le coworking. Aucun texte n'impose d'extension. La vraie question est celle du lieu déclaré.
- Ce qui se combine, ce qui fait doublon. Protection juridique, multirisque, cyber, décennale : qui couvre quoi.
Le sinistre : ce qui se passe ensuite
- Comment se déroule une indemnisation. De la réclamation au virement, avec les délais légaux comme jalons.
- Un client vous met en cause. Qui fait quoi, qui paie l'avocat, et ce qui se passe en cas de désaccord.
- Votre sous-traitant se trompe. La chaîne de responsabilité, et ce que prouve vraiment son attestation.
- Et sans RC Pro ? Ce que le professionnel non assuré supporte sur son propre patrimoine.
Le prix et le choix
- Combien coûte une RC Pro. Nos prix d'entrée par métier, les six facteurs qui déterminent le prix, les sept points à vérifier et les cinq leviers pour réduire le tarif.
- Comment choisir. Les critères par ordre de poids réel, et l'arbitrage que chacun impose.
Par famille de métiers
- Les métiers du bâtiment. RC Pro, RC exploitation, décennale : ce que chacune répare, et ce qu'il faut vérifier avant de signer.
- Les freelances. L'attestation demandée à la signature : ce qu'elle prouve et ce qu'elle ne prouve pas.
Par où commencer si vous ne savez pas
Si vous démarrez une activité, la page de votre métier suffit : elle contient l'obligation qui vous concerne, les garanties utiles et le tarif d'entrée. Si vous avez déjà un contrat et que vous vous demandez ce qu'il vaut, prenez plutôt les critères de choix et lisez vos conditions particulières en face. Et si vous êtes mis en cause en ce moment, la page utile est celle sur le déroulé d'une indemnisation.
Pour un devis, tout part de la page assurance responsabilité civile professionnelle : deux minutes, attestation immédiate.
Qui écrit ces pages
Adallom est un courtier en assurance immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 11061659, sous le contrôle de l'ACPR. Nous exerçons en agence de souscription : nous concevons nos contrats avec nos assureurs partenaires, qui portent le risque, et nous en assurons la gestion. Le devoir de conseil prévu à l'article L521-4 du Code des assurances nous impose de préciser par écrit vos exigences et vos besoins, et de motiver ce que nous vous recommandons. Ces pages décrivent le droit applicable ; elles ne remplacent pas l'examen de votre situation ni la lecture de vos conditions générales.
Votre RC Pro au tarif de votre métier, en 2 minutes
Devis personnalisé, attestation immédiate, conseiller dédié, avec une RC Pro dès 8,99 €/mois pour les profils les plus simples et une souscription 100 % en ligne. Demandez un devis : un conseiller vous rappelle sous 24 heures, ou appelez-nous au 01 89 74 41 49.
Découvrir l'offre : Assurance RC Pro Adallom
À lire ensuite
- RC Pro obligatoire ou facultative ? La vérité selon votre métier
- Que couvre réellement une assurance RC Pro ?
- RC Pro auto-entrepreneur (micro-entreprise) : obligation, tarifs et garanties 2026
- Comment choisir la meilleure RC Pro pour son activité ?
- Pour aller plus loin : Tarif RC Pro 2026 : combien coûte une assurance par métier ?



