Accueil
>
Lexique
>
Handicap (assurance et prise en charge)

Handicap (assurance et prise en charge)

En assurance, le terme handicap désigne une limitation durable, physique, sensorielle, mentale ou psychique, qui impacte la capacité d’une personne à exercer certaines activités ou à vivre de façon autonome.

12 millions de Français vivent avec un handicap. Pour eux, accéder à une assurance peut être plus complexe : refus, surprimes, exclusions. Pourtant, la loi protège ces situations particulières. Voici le panorama des droits et dispositifs en 2026.

Définitions

Le handicap est défini par la loi du 11 février 2005 comme « toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques ».

Plusieurs degrés et types :

  • Handicap moteur (paraplégie, hémiplégie, etc.).
  • Handicap sensoriel (vision, audition).
  • Handicap mental ou psychique.
  • Handicap cognitif (Alzheimer, etc.).
  • Multi-handicap.

Reconnu par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) avec attribution d'un taux d'invalidité.

Les prestations sociales

AAH (Allocation aux Adultes Handicapés)

Allocation de solidarité pour personnes en handicap reconnu :

  • Conditions : taux IPP ≥ 80 % ou ≥ 50 % avec restriction substantielle d'emploi.
  • Plafond ressources (2026) : ~1 100 €/mois pour personne seule.
  • Montant maximum : ~970 €/mois.

PCH (Prestation de Compensation du Handicap)

Compensation financière des dépenses liées au handicap :

  • Aide humaine.
  • Aménagements du logement et du véhicule.
  • Frais d'aide animalière.
  • Frais spécifiques (consommables médicaux).

AEEH (Allocation d'Éducation de l'Enfant Handicapé)

Pour les enfants de moins de 20 ans en situation de handicap.

L'accès à l'assurance

3 dispositifs facilitent l'accès :

Convention AERAS

Pour l'assurance emprunteur et certaines assurances vie/prévoyance :

  • Examen niveaux 1, 2, 3 selon complexité.
  • Surprime ou exclusion possibles.
  • Refus encadré.

Convention « risque aggravé de santé »

Élargissement aux personnes avec antécédents médicaux. Inclut les personnes avec handicap reconnu.

Loi Lemoine 2022

Suppression du questionnaire de santé pour les prêts < 200 000 € < 60 ans. Accès facilité.

Le « droit à l'oubli »

Pour certaines pathologies (cancer, hépatite C), pas d'obligation de déclarer après 5 ans sans rechute. Permet l'accès aux assurances au tarif standard.

Élargissement progressif aux autres handicaps en discussion.

Les contrats spécifiques

Mutuelle santé adaptée

Plusieurs mutuelles proposent des garanties spécifiques :

  • Forfait fauteuil roulant.
  • Forfait appareillage spécifique.
  • Hospitalisation longue durée renforcée.
  • Aide à domicile.

Prévoyance dédiée

Capital ou rente en cas d'aggravation. Maintien des indemnités après ALD reconnu.

Assurance perte d'emploi

Pour les salariés avec handicap : couverture spécifique en cas de chômage longue durée.

Trois cas pratiques

Cas 1 — Achat immobilier sous AERAS

Personne en handicap moteur, taux 60 %. Achat appartement 220 000 €. Application AERAS niveau 2. Acceptation avec surprime 80 % sur l'assurance emprunteur. Coût supplémentaire 95 €/mois pendant 20 ans = 22 800 €. Mais prêt obtenu.

Cas 2 — Mutuelle adaptée

Personne hémiplégique, besoins fauteuil roulant et soins kinés intensifs. Mutuelle confort spécifique handicap 145 €/mois. Couvre fauteuil 4 000 €, kiné illimité, aide à domicile 200 €/mois. Sans cette mutuelle, frais à charge personnelle ~6 000 €/an.

Cas 3 — Refus initial, recours

Demande assurance vie refusée par 3 assureurs (handicap mental modéré). Saisine de la Convention AERAS niveau 3 (pool d'assureurs spécialisés). Acceptation avec surprime 60 % et exclusions ciblées. Capital 100 000 € accordé. Cas que sans AERAS aurait été refusé définitivement.

Le conseil du courtier Adallom

Quatre principes pour les personnes en situation de handicap. Un : ne renoncez jamais après un refus initial. AERAS, courtiers spécialisés, assureurs niche existent. Plusieurs voies à explorer. Deux : pour les emprunts immobiliers, la délégation d'assurance (loi Lemoine 2022) permet de comparer plusieurs offres. Souvent économies importantes. Trois : pour la mutuelle santé, recherchez les contrats spécialisés handicap. Garanties adaptées vs surprime modeste. Quatre : conservez tous les documents médicaux, attestations MDPH, taux d'invalidité. Indispensables pour les démarches d'assurance.

Les recours possibles

Refus injuste

Saisine du Défenseur des Droits en cas de discrimination liée au handicap.

Surprime jugée excessive

Médiateur de l'assurance, ou nouveau courtier pour comparaison.

Exclusion contestée

Vérification de l'opposabilité juridique de la clause (article L.112-4 caractères très apparents).

Articulation avec la prévoyance

Pour les personnes en handicap reconnu :

  • Pension d'invalidité Sécu cumulable avec AAH (sous conditions).
  • Prévoyance individuelle peut compléter pour maintien du revenu.
  • Capital décès et capital invalidité possibles.

Questions fréquentes

Le handicap entraîne-t-il toujours une surprime ?

Pas toujours. Pour les contrats responsables (mutuelle santé), aucune surprime liée à l'état de santé. Pour les contrats vie/décès/emprunteur, surprime selon évaluation médicale.

Comment prouver son handicap pour AERAS ?

Notification MDPH + dossier médical détaillé. Examen par médecin-conseil de l'assureur.

L'AAH est-elle imposable ?

Non, elle est exonérée d'impôt sur le revenu.

Peut-on cumuler plusieurs prestations ?

Oui sous conditions : AAH + PCH possibles. AEEH + complément de ressources. Examen au cas par cas par la MDPH.

Les dispositifs spécifiques pour les personnes en situation de handicap

Plusieurs dispositifs visent à faciliter l'accès à l'assurance pour les personnes handicapées en France. La convention AERAS permet aux personnes ayant un risque aggravé de santé d'accéder à l'assurance emprunteur, avec un examen médical adapté et des solutions mutualisées en cas de refus standard.

Pour les contrats prévoyance et complémentaire santé, les évolutions récentes :

  • Suppression du questionnaire médical pour les emprunts inférieurs à 200 000 € remboursés avant 60 ans (loi Lemoine 2022).
  • Droit à l'oubli : 5 ans après la fin du protocole pour les cancers et hépatite C.
  • Reconnaissance des situations de handicap acquis dans les contrats existants : maintien des garanties à condition de continuité de cotisation.
  • Accompagnement par les MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées) pour les démarches administratives liées à l'assurance.

L'AAH (Allocation Adulte Handicapé) et la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) ne sont pas considérées comme des revenus pour le calcul des cotisations complémentaire santé dans les dispositifs aidés (CSS, ACS héritée). Cette neutralisation permet aux bénéficiaires d'accéder à des contrats à tarif réduit malgré des ressources modestes.

Pour les questions complexes (handicap acquis en cours de vie, reconnaissance MDPH récente, situations multi-pathologies), faire appel à un courtier spécialisé est souvent décisif. Plusieurs courtiers en France se sont spécialisés dans l'accompagnement des personnes handicapées, avec une connaissance fine des assureurs partenaires de la convention AERAS.

Pour aller plus loin

Sécuriser une couverture en situation de handicap : conseiller Adallom au 01 89 74 41 49.

N’attendez plus.
Protégez-vous avec Adallom dès aujourd’hui !