La prise en charge des médecines douces : que rembourse votre mutuelle ?
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La prise en charge des médecines douces : que rembourse votre mutuelle ?

Ostéopathie pour les douleurs lombaires, acupuncture pour le sommeil, sophrologie contre le stress, hypnose pour arrêter de fumer… Les médecines douces séduisent de plus en plus de Français.


La Sécurité sociale ne rembourse ni l’ostéopathie, ni la sophrologie, ni l’hypnose, même sur prescription. Le seul remboursement possible vient de la complémentaire santé, à condition que le contrat le prévoie noir sur blanc.

Ostéopathie pour les douleurs lombaires, acupuncture pour le sommeil, sophrologie contre le stress, hypnose pour le sevrage tabagique : ces pratiques occupent une place croissante dans le parcours de soins des Français. Leur financement, lui, reste presque entièrement privé.

Beaucoup de patients le découvrent au moment de la facture. Tous les contrats ne se valent pas sur ce poste, et l’écart entre deux formules se joue sur trois lignes du tableau de garanties.

Médecines douces : de quoi parle-t-on exactement ?

Le terme recouvre un ensemble de pratiques non conventionnelles, dites aussi alternatives ou complémentaires. Leur point commun : elles sortent, dans la majorité des cas, du périmètre remboursé par la Sécurité sociale.

Parmi les plus courantes :

  • Ostéopathie
  • Acupuncture
  • Chiropractie
  • Hypnose
  • Sophrologie
  • Naturopathie
  • Réflexologie plantaire
  • Shiatsu
  • Étiopathie, entre autres.

Ces soins se pratiquent en dehors du parcours médical classique. On y a recours pour soulager des douleurs chroniques, du stress, des troubles fonctionnels ou des déséquilibres liés au mode de vie.

Sécurité sociale : rembourse-t-elle les médecines douces ?

La Sécurité sociale ne rembourse pas les séances d’ostéopathie, d’hypnose ou de sophrologie, même lorsqu’un médecin les a prescrites.

Une exception existe. L’acupuncture pratiquée par un médecin conventionné peut donner lieu à un remboursement partiel, dans des cas précis.

En dehors de cette exception, consulter un praticien non médecin ou non conventionné signifie payer l’intégralité du coût, sauf intervention de la mutuelle.

Ce que remboursent (ou non) les mutuelles

La complémentaire santé peut réduire nettement cette dépense, mais tous les contrats n’incluent pas ces soins. Une mention vague de type bien-être ne suffit pas : la discipline doit être nommée dans la formule.

Deux mécanismes de prise en charge coexistent.

Un forfait annuel global

100 €, 200 € ou 300 € par an selon les contrats, à répartir librement entre plusieurs disciplines.

Un remboursement par séance

30 € par séance par exemple, dans la limite de 5 ou 10 séances par an. Le plafond est plus lisible, la souplesse un peu moindre.

Quelles conditions pour être remboursé ?

Pour qu’une séance de médecine douce soit prise en charge, trois conditions doivent être réunies :

  1. Le praticien doit être reconnu, diplômé ou enregistré officiellement : numéro SIRET, inscription à un registre professionnel.
  2. Vous devez fournir une facture complète, avec votre nom, la date, la nature du soin et le cachet du praticien.
  3. La discipline doit être explicitement couverte par votre contrat santé.

Un massage bien-être en institut ou une séance dans un centre non certifié ne sera jamais remboursé, quels que soient ses bienfaits.

Pourquoi les contrats basiques n’incluent-ils pas les médecines douces ?

Les formules dites essentielles ou d’entrée de gamme couvrent les besoins strictement médicaux : consultations, hospitalisation, médicaments, optique, dentaire.

Les médecines douces y sont classées comme des soins de confort, parfois de prévention. Leur prise en charge suppose donc une formule plus complète ou un pack optionnel.

Adallom est courtier en assurances immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 11061659 et travaille en agence de souscription : nous concevons nos contrats avec nos assureurs partenaires, qui portent le risque. Le volet médecines douces s’ajoute en option, sans obliger à monter tout le contrat d’un cran.

Quelles disciplines sont le plus souvent remboursées ?

Quatre disciplines reviennent dans la plupart des tableaux de garanties :

  • L’ostéopathie, en tête de liste, souvent jusqu’à 5 ou 6 séances par an,
  • La chiropraxie, proche de l’ostéopathie et de plus en plus couverte,
  • L’acupuncture, très encadrée mais parfois incluse,
  • La sophrologie et l’hypnothérapie, en particulier pour les troubles du sommeil et le sevrage.

La psychothérapie non médicale, la réflexologie et la naturopathie apparaissent plus rarement, et seulement sur les niveaux de contrat les plus élevés.

Nos conseils pour bien choisir votre contrat

  1. Vérifiez noir sur blanc la présence d’un remboursement médecines douces dans la notice d’information ou le tableau de garanties.
  2. Privilégiez un forfait annuel flexible si vous consultez plusieurs types de praticiens.
  3. Regardez les plafonds. Certains contrats annoncent une prise en charge puis la limitent à 2 séances par an, ce qui couvre à peine un épisode de lombalgie.
  4. Faites relire vos garanties. Les conseillers Adallom rapprochent le tableau de garanties de votre consommation réelle de l’année écoulée.

Le remboursement dépend du contrat, pas de la discipline

Les médecines douces échappent à la Sécurité sociale, mais de nombreuses mutuelles les prennent en charge via des forfaits dédiés. Tout se joue à la souscription, sur une ligne du tableau de garanties que peu d’assurés lisent.

Si vous consultez régulièrement un ostéopathe, un sophrologue ou un acupuncteur, comptez vos séances de l’année écoulée et rapprochez ce total du forfait proposé. Le calcul prend deux minutes et décide de l’intérêt réel de l’option.


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