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Quotité de prêt (assurance emprunteur)

Quotité de prêt (assurance emprunteur)

La quotité de prêt correspond à la proportion du capital d’un crédit immobilier couverte par l’assurance emprunteur pour chaque co-emprunteur. Elle détermine le montant du prêt que l’assureur prendra en charge en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail.

Vous empruntez à deux pour un achat immobilier. Comment se répartit l'assurance emprunteur entre les co-emprunteurs ? La quotité décide. Mauvais choix = trous de couverture qui se révèlent au sinistre. Voici les règles.

Définition

La quotité d'assurance emprunteur est le pourcentage de capital restant dû couvert par chaque co-emprunteur. Elle se définit à la souscription et s'applique en cas de sinistre (décès, invalidité).

Cadre : pratique contractuelle, encadrée par les conventions banques-assureurs.

Les configurations possibles

Quotité 100/100

Chaque co-emprunteur est couvert à 100 %. En cas de décès de l'un, le capital restant dû est intégralement couvert par l'assurance.

  • Avantage : protection maximale.
  • Inconvénient : prime double (2 × 100 %).

Quotité 50/50

Chaque co-emprunteur couvre 50 % du capital. En cas de décès de l'un, l'autre conserve 50 % du remboursement à sa charge.

  • Avantage : prime moindre.
  • Inconvénient : risque financier pour le survivant.

Quotité différenciée

Adaptation aux revenus respectifs. Si un emprunteur gagne 70 % et l'autre 30 %, quotité 70/30 ou 80/20.

Comment choisir la quotité optimale

Trois critères :

1. La répartition des revenus

Si les revenus sont déséquilibrés (60/40 par exemple), une quotité 60/40 reflète la réalité économique du foyer.

2. La tolérance au risque financier

Si vous voulez sécurité maximale en cas de décès du conjoint, optez pour 100/100. Si la prime est limitante, 50/50 ou différencié.

3. La capacité de remboursement résiduelle

En cas de décès, le survivant peut-il assumer l'autre part ? Si non, quotité plus élevée recommandée.

L'impact en cas de sinistre

Pour un prêt 250 000 € sur 25 ans :

L'impact en cas de sinistre
QuotitéDécès emprunteur 1Reste à payer par survivant
100/100250 000 € couverts0 € (autre quotité s'arrête aussi)
50/50125 000 € couverts125 000 € à rembourser seul
70/30175 000 € couverts75 000 € à rembourser seul

Trois cas pratiques

Cas 1 — Couple revenus équilibrés, quotité 100/100

Couple cadres, 60 K€ chacun. Prêt 350 000 €. Quotité 100/100 : prime 75 €/mois × 25 ans = 22 500 €. En cas de décès, survivant n'a plus rien à payer. Sécurité maximale.

Cas 2 — Couple revenus déséquilibrés, quotité 70/30

Cadre 80 K€ + indépendant 35 K€. Prêt 400 000 €. Quotité 70/30 : prime 50 €/mois pour le cadre, 16 €/mois pour l'indépendant. Total 19 800 € sur 25 ans. En cas de décès du cadre, 280 000 € couverts. Le survivant rembourse 120 000 € (cohérent avec ses revenus).

Cas 3 — Quotité 50/50 risquée

Couple, prêt 300 000 €. Quotité 50/50 pour économiser. Décès accidentel d'un emprunteur après 5 ans. Capital restant dû : 250 000 €. Couverture : 125 000 €. Le survivant doit rembourser 125 000 € sur ses revenus seuls. Cas dramatique évitable avec quotité 100/100 (surcoût modeste).

Le conseil du courtier Adallom

Quatre principes. Un : pour les couples, quotité 100/100 est optimale dans la majorité des cas. Surprime modeste vs sécurité totale en cas de décès. Deux : pour les revenus très déséquilibrés (>70/30), une quotité différenciée peut être pertinente. Calcul à faire selon capacité de remboursement résiduelle. Trois : la quotité 50/50 est risquée sauf cas spécifiques (chacun pourrait rembourser 100 % seul). À éviter pour les jeunes couples ou en cas d'écarts de revenus. Quatre : depuis la loi Lemoine 2022, vous pouvez modifier la quotité à tout moment. À revoir après évolution des revenus, naissance d'enfants.

L'évolution dans le temps

La quotité peut être révisée selon les changements :

  • Évolution des revenus (promotion, perte d'emploi).
  • Naissance d'enfants (charges familiales).
  • Séparation, divorce.
  • Vieillissement (probabilité de décès augmente).

Procédure : avenant ou nouvelle assurance via délégation Lemoine.

Les types de garanties par quotité

Les quotités s'appliquent généralement à toutes les garanties :

  • Décès / PTIA.
  • IPT (Invalidité Permanente Totale).
  • IPP, ITT.
  • Perte d'emploi (souvent en option).

Possibilité de quotités différentes par garantie (rare mais possible).

Questions fréquentes

Peut-on dépasser 100 % cumulés ?

Oui jusqu'à 200 % (100 % chacun pour 2 emprunteurs). Pas au-delà.

La quotité affecte-t-elle le remboursement ?

Non. Vous remboursez selon votre prêt, indépendamment de la quotité. La quotité agit en cas de sinistre.

Comment calculer la quotité optimale ?

Sur la base des revenus respectifs et de la capacité de remboursement résiduelle. Un courtier peut faire la simulation.

La banque impose-t-elle la quotité ?

Elle demande généralement 100 % cumulés (en 100/100, 50/50, 70/30...). Reste libre sur la répartition.

Choisir la bonne quotité en couple

Le choix de la quotité d'assurance emprunteur en couple est l'une des décisions les plus structurantes du financement immobilier. Trois schémas types sont possibles selon le profil familial et financier :

  • 100/100 (cumul 200 %) : chaque emprunteur est couvert intégralement. En cas de décès de l'un, l'autre reçoit le bien sans dette restante. Solution maximale mais coût le plus élevé. Recommandée pour les couples avec enfants ou patrimoine modeste.
  • 50/50 (cumul 100 %) : minimum légal souvent imposé par la banque. En cas de décès, seule la moitié du capital restant dû est prise en charge. L'autre conjoint conserve la moitié de la dette à rembourser. Coût minimal mais protection partielle.
  • 70/30 ou 60/40 : quotités déséquilibrées si l'un des conjoints a un revenu nettement supérieur. La quotité plus élevée porte sur le revenu principal pour préserver le niveau de vie en cas de décès. Compromis raisonnable.

Pour optimiser : faire le calcul du coût total sur la durée du prêt et comparer avec l'écart de protection offert. Sur un prêt à 200 000 € sur 20 ans, la différence entre 100/100 et 50/50 représente généralement 8 000 à 15 000 € de cotisations supplémentaires, à mettre en regard de la protection effective. La consultation d'un courtier en assurance emprunteur est particulièrement utile pour cet arbitrage.

Pour aller plus loin

Optimiser votre quotité d'emprunt : conseiller Adallom au 01 89 74 41 49.

N’attendez plus.
Protégez-vous avec Adallom dès aujourd’hui !