Incendie

En assurance, la garantie incendie couvre les dommages causés par un feu, une explosion ou une implosion affectant un logement, un véhicule, des locaux professionnels ou tout autre bien assuré.Elle fait partie des garanties de base dans la plupart des contrats multirisques (habitation, auto, multirisque professionnelle…).

Plus de 250 000 incendies domestiques par an en France selon les chiffres ONSIS 2024, dont environ 800 entraînent des décès. L'incendie reste le sinistre habitation le plus dévastateur en termes de pertes matérielles et humaines. Voici comment se prémunir et comment réagir en 2026.

Définition

L'incendie en assurance désigne la combustion incontrôlée provoquant des dommages aux biens couverts par le contrat. La garantie incendie est l'une des plus anciennes et des plus universelles, présente dans toute MRH, MRP et nombreux contrats spécifiques (auto, agricole).

Cadre légal : article L.122-1 du Code des assurances. La couverture incendie est obligatoire pour les locataires et fortement recommandée pour les propriétaires occupants.

Causes principales d'incendie domestique

Causes principales d'incendie domestique
CausePourcentagePrévention
Origine électrique30 %Vérification installation, disjoncteurs
Cigarette / brasero20 %Éteindre, espaces dédiés
Cuisine (huile, plaques)20 %Surveillance constante, extincteur
Chauffage (bois, fioul)15 %Entretien annuel, distance sécurité
Bricolage (soudage, meule)5 %Préparation, surveillance post-travail
Foudre3 %Parafoudre, protection bâtiment
Autres / inconnu7 %Détecteur de fumée obligatoire

Couverture typique

La garantie incendie couvre :

  • Bâtiment : structure, toiture, fondations, parties communes le cas échéant.
  • Mobilier et équipements : meubles, électroménager, décoration, vêtements.
  • Frais consécutifs : démolition, déblaiement, mesures conservatoires.
  • Frais de relogement temporaire (selon contrat).
  • Pertes indirectes : perte de loyer pour bailleur, perte d'exploitation pour entreprise.
  • Dommages aux tiers via la RC vie privée en cas de propagation.

Trois cas pratiques

Cas 1 — Incendie cuisine maîtrisé

Mme L., feu de friteuse, dégâts limités cuisine et salon (fumée). Pompiers maîtrisent en 30 min. Évaluation 18 000 € (rénovation cuisine, peintures, mobilier endommagé). MRH active, indemnisation à valeur de remplacement à neuf : 17 200 € (déduction franchise 800 €). Travaux 3 mois, hébergement temporaire pris en charge.

Cas 2 — Incendie maison destruction totale

M. T., incendie nocturne, maison détruite à 80 %. Évaluation reconstruction 320 000 € + mobilier 65 000 €. MRH avec indexation FFB et clause valeur à neuf : indemnisation totale 380 000 €. Procédure 12-18 mois, relogement pris en charge sur la durée.

Cas 3 — Incendie cause exclue

M. K., incendie causé par négligence avérée (cigarette dans matelas, alcoolémie élevée). Expertise révèle faute lourde / intentionnelle potentielle. Indemnisation contestée, procédure 18 mois, transaction finale 60 % de l'évaluation initiale. Importance de la vigilance.

Le conseil du courtier Adallom

Cinq principes pour bien se prémunir contre l'incendie. Un : installez un détecteur de fumée (obligatoire depuis 2015, article L.129-8 CCH) dans chaque pièce de vie. Coût 20-50 €, peut sauver des vies et limiter les dégâts. Deux : faites contrôler votre installation électrique tous les 10 ans (obligation pour les baux locatifs). Une grande partie des incendies est d'origine électrique. Trois : pour les cheminées et inserts, ramonage obligatoire annuel (deux fois pour les conduits intensifs). Sans ramonage attesté, indemnisation peut être réduite. Quatre : conservez un inventaire numérique de votre mobilier et objets de valeur (photos, factures, scans). Indispensable pour l'indemnisation post-sinistre. Cinq : pour les biens de valeur importante (>3 000 € individuel : œuvres d'art, bijoux, électronique premium), déclaration spécifique à l'assureur avec valeur déclarée. Sans cela, sous-indemnisation quasi-systématique.

Démarches après incendie

  1. Sécurité immédiate : évacuation, appel pompiers (18 ou 112).
  2. Constatation officielle : pompiers laissent un rapport d'intervention, indispensable.
  3. Sécurisation du lieu : ne pas réintégrer avant accord pompiers.
  4. Déclaration assureur sous 5 jours ouvrés (téléphone immédiat + écrit confirmatif).
  5. Photos et inventaire des dégâts : très important, dès que possible et en sécurité.
  6. Mesures conservatoires : bâcher si toiture endommagée, vider les combustibles, etc.
  7. Expertise : visite de l'expert assureur sous 7-15 jours.
  8. Devis travaux : 2-3 devis professionnels pour rénovation.
  9. Indemnisation provisionnelle souvent versée 30-60 jours.

La prévention en 2026

  • Détecteurs de fumée connectés : alerte smartphone, intégration domotique.
  • Détecteurs de monoxyde de carbone : critique pour les chauffages combustibles.
  • Extincteurs domestiques : 2-3 kg recommandés en cuisine, vérification annuelle.
  • Couvertures anti-feu en cuisine pour les feux de friteuse.
  • Audit électrique professionnel tous les 10 ans (obligatoire en location).

Évolutions récentes

  • Détecteurs connectés généralisés : 60 % des nouveaux logements en sont équipés.
  • Bonifications tarifaires pour équipements de prévention (alarme, sprinklers, détecteurs).
  • Évolution climat : risques d'incendie de forêt en augmentation, impact sur les zones rurales.
  • Réforme assurance habitation : sensibilité accrue aux conditions de prévention dans les contrats.

Questions fréquentes

L'assurance habitation est-elle obligatoire ?

Pour les locataires : oui (article 7 loi 1989). Pour les propriétaires occupants : non, mais fortement recommandée. Pour les copropriétaires : la copropriété assure les parties communes.

L'incendie d'origine criminelle est-il couvert ?

Oui par la victime. L'assureur exerce un recours contre l'auteur. Procédure pénale parallèle.

Quelle est la franchise typique ?

200-800 € selon contrat et niveau de couverture. Pour les sinistres très importants, franchise marginale par rapport au montant total.

Les frais de relogement sont-ils inclus ?

Selon contrat. Standard incluant 6-12 mois de relogement temporaire pour les sinistres rendant le logement inhabitable.

Les obligations du locataire et du propriétaire

Pour les locataires, l'assurance incendie est obligatoire (loi du 6 juillet 1989) et doit être justifiée annuellement au bailleur. Sans assurance, le bailleur peut résilier le bail.

Pour les propriétaires, plusieurs régimes coexistent : propriétaire occupant non obligatoire mais fortement recommandé, propriétaire bailleur via PNO recommandée, copropriétaire via assurance immeuble + contrat individuel.

L'incendie reste l'un des sinistres où la couverture assurantielle est la plus déterminante : la reconstruction complète d'un logement représente plusieurs centaines de milliers d'euros, totalement non supportable sans assurance.

La prévention reste l'investissement le plus rentable face au risque incendie.

Pour les biens de valeur, l'assurance incendie est non négociable.

La sensibilisation régulière des occupants (famille, salariés) reste l'un des leviers les plus efficaces pour limiter les départs d'incendie au quotidien et préserver vies humaines comme patrimoine matériel.

Pour les entreprises, intégrer la prévention incendie dans la formation continue reste une bonne pratique majeure.

Pour aller plus loin

Sécuriser votre logement contre l'incendie : conseiller Adallom au 01 89 74 41 49.

N’attendez plus.
Protégez-vous avec Adallom dès aujourd’hui !